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Snjah

 
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Snjah
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MessagePosté le: 15/11/2007 22:52:35    Sujet du message: Snjah Répondre en citant



Elle courait. La pluie battante de cette nuit sans lune lui fouettait le visage. Les aboiements des chiens enragés retentissaient à ses oreilles. Elle revoyait sa maison. Son époux prisonnier des flammes. Non, c’est impossible, il a dû survivre. Elle courait. Elle ne sentait plus ses jambes, ses chevilles menaçaient de ne plus la soutenir. Peu importe, elle devait survivre, elle devait protéger ce qu’il y avait de plus cher à ses yeux, son bien le plus précieux, ce petit paquet qu’elle portait dans ses bras. Elle ne savait pas pourquoi on en voulait à ce précieux cadeau que les dieux lui avaient fait, et pourquoi IL le voulait.

Elle avait du mal à discerner le sol, elle ne savait même plus où elle se trouvait exactement. Courir. Leur échapper. Voilà ce qui lui importait. Elle était pourtant certaine de pouvoir trouver un chemin, une habitation, un endroit où elle aurait pu se cacher. Depuis toutes ces années, elle sillonnait ces bois, mais pourtant, ce soir là, l’obscurité et la peur l’envahissaient, déroutant ses sens.

Ils se rapprochaient. Elle le ressentait. Son affolement ne lui permit pas de voir le ravin qui se trouvait face à elle, et ne pu l’éviter. Elle perdit l’équilibre, glissa et tomba. Le protéger, éviter que quelque ou quelqu’un ne le touche. Toutes ses pensées se tournaient maintenant sur la protection de son précieux bien. La chute lui brisa une jambe. La douleur était insurmontable. Ne pas hurler, ne pas montrer sa présence. Elle commença à ramper.

Les chiens n’eurent aucune difficulté à la retrouver. Les êtres qui la poursuivaient descendirent promptement jusqu’à arriver près d’elle. C’est alors qu’elle pu distinguer ses agresseur lorsqu’ils s’approchèrent d’elle avec leurs torches. Ils étaient trois. L’un était petit et gras, ses yeux haineux étaient dissimulés derrière d’épais sourcils et une imposante barbe mal entretenue. Le second était d’une stature imposante à la peau sombre mais aux yeux de lumière. Quand au dernier, son odeur et le sourire démoniaque qui laissait apparaître une dentition plus que douteuse ne pouvait faire douter sur sa race. Un nain, un elfe et un humain.

« Est-elle morte ? Idyll est morte ? demanda le nain
- Un elfe de sang de peut mourir de la sorte. Nous sommes du même sang, et je les connais bien. Non, elle a dû perdre connaissance. Ramenons-la au Maître, il sera seul juge de sa fin. »
A son tour, l’humain commença à l’observer : « Il n’en saura jamais rien. Laissez-moi seul avec elle, je lui donnerais le jugement corporel qu’elle mérite. Regardez-moi ce petit corps…
- Silence ! tâche plutôt de retrouver ce dont pourquoi nous sommes venus. Il doit être quelque part dans les environs, prend les chiens avec toi et… »

Mais l’elfe ne pu terminer sa phrase. Il observa le nain. Ce dernier ne bougeait plus, ses yeux étaient révulsés, une lame rouge flamme lui traversant l’abdomen. Son corps tomba dans un bruit sourd. L’homme et l’elfe purent alors percevoir une ombre difforme. Mais avant qu’ils ne puissent réagir, l’ombre se glissa jusqu’à eux et, dans un éclair de lumière, leur ôta la vie. Les chiens, apeurés par cette présence, s’enfuirent.

L’ombre, à son tour, se posa aux côtés d’Idyll, agonisante, qui n’eu la force que de prononcer ces mots :
« Protégez-le…gardez-le… IL ne doit pas savoir qu’il est toujours parmi nous…
- Restez avec moi ! Restez consciente ! Ne vous laissez pas mourir ! »

L’elfe désigna du regard un petit bosquet à proximité. L’individu s’en approcha, et en fouillant quelque peu, découvrit le petit paquet qu’elle avait tant essayé de protéger. Il s’en saisit, mais fût aussitôt surprit par son poids. Troublé, il déroula habilement et soigneusement ce qui servait de protection.
« Un enfant ?!?, s’exclama-t-il, pourquoi en voulaient-ils à cet enfant ? Idyll ? »

Mais sa question n’eût aucune réponse. La fëa d’Idyll venait de s’en aller.
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Dernière édition par Snjah le 05/12/2007 10:37:45; édité 3 fois
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MessagePosté le: 15/11/2007 22:52:35    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 27/11/2007 12:17:07    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

I
L'ENSEIGNEMENT DE JEANOS

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MessagePosté le: 27/11/2007 12:17:47    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

« NOOOOOOOOOOOOONNNNNNNN !!!!!!!!! »

Le sursaut causé par ce rêve me fit m’assoir. J’avais chaud. Mon corps était trempé de sueur. Encore un de ces cauchemars. Toujours les mêmes. Toujours cette sensation d’y avoir participé. Il est vrai que les rêves ont leur part de réalisme, mais ceux-ci étaient différents. Ils n’étaient pas issus de mon imaginaire, ou d’une frustration de mon inconscient. Je savais que j’y avais participé. Mais quand ? Qui était cette elfe ? Et cette ombre ? Cet enfant, était-ce moi ?

Cela était invraisemblable. Je ne connais personne de l’autre côté. Depuis que cette guerre avait commencé, je n’avais plus aucun contact avec aucun membre de ceux qui se font appeler ‘Horde’. A vrai dire, je les craignais moi-même. Lors de mes nombreux voyages au travers de nos terres, j’ai parfois été amené à en voir. Leurs formes, leurs visages, leurs yeux, tout en eux ne m’inspirait que crainte et aversion.

Après tout ce n’était qu’un rêve, il ne signifie rien. Je regardai la couchette à côté de la mienne. Vide. Depuis qu’elle m’avait quitté pour ce fermier, ma femme me manquait terriblement. Ma vie n’était vraiment pas ce que je m’étais imaginé étant plus jeune. Je savais que marchand était ma vocation. Parler aux autres était ce que je savais faire de mieux. J’ai toujours eu cette capacité à mettre en avant les arguments nécessaires, savoir d’un simple coup d’œil si la personne en face de moi était réceptive ou non, savoir quels seraient les mots qui la séduiraient. Et malgré tout, elle, je n’ai pas su la retenir. Pourtant marchand n’était pas une profession si épouvantable que ça, je pouvais lui offrir tout ce qu’elle désirait, et notre situation était des plus envieuses dans la région. Je faisais tout ce que je pouvais pour la combler, la rendre heureuse, j’étais presque à son service, répondant à chacun de ses caprices, mais cela n’a pas suffit. Depuis qu’elle était partie, je ne prenais que plus de plaisir dans mon travail, mon seul exutoire.

Je n’arrivais plus à me rendormir. Dépité, je me levais pour aller me laver, et, jetant un coup d’œil par la fenêtre, je remarquais que la nuit laissait peu à peu place au jour. Une nouvelle journée à tuer le temps. L’ennui était devenu une habitude pour moi. Mon insatisfaction constante à mener cette vie dont je n’arrivais toujours pas à me contenter m’avait amené à vivre d’une solitude extrême. Je m’étais fermé à tout mon entourage, déconnecté de ma famille qui n’a jamais su me reconnaître. Je me demandais même ce qui les avait poussés à m’élever. M’élever. Un bien grand mot pour ces seigneurs de rats d’égouts. Si je dois ma situation à une quelconque personne, c’est bien grâce à Jeanos. Aussi loin que remonte mes souvenirs, Jeanos a toujours été là pour moi. C’est lui qui m’a appris à écrire, à lire, et même à parler la langue des orcs. Peu d’humains pouvaient le comprendre, seul ceux dont l’âge est supérieur à deux cents saisons. Je n’ai jamais compris pourquoi cet homme avait tant insisté pour m’accompagner lors de mon enfance, pour me former en tous points. Même si mon père refusait qu’il ne m’instruise, Jeanos venait souvent partager sa science à mon égard.

Je me souviens encore de notre dernière conversation :

« Vois-tu mon enfant, le monde recèle tant de beautés, tant de surprises et de mystères, que même moi en une vie aussi longue fût-elle, n’ai pu en découvrir les mystères. Chaque chose possède sa vie, chaque lieu son histoire, et les comprendre toutes seraient une richesse bien plus importante que celle d’un roi.
- Qu’elle est donc ton histoire Jeanos ?
L’homme sourit. Ses yeux fatigués et sa fraiche barbe blanche m’inspiraient alors un profond respect, cet être avait vu tant de choses qui ne sauraient se faire connaître à mes sens que, malgré mon jeune âge, mon respect pour lui était total.
- Mon histoire est bien longue Smiònn, sans doute aurais-je l’occasion de t’en conter une partie.
- Et comment sera la mienne ?
- Il te faudra la façonner par toi-même. Notre histoire nous appartient, et se construit chaque jours que nous passons avec des amis, de la famille, ou même seul dans notre coin. Chaque jour constitue une pierre qui amène une hauteur supplémentaire au monument de notre vie. Mais une chose me semble certaine, tu es doté d’une curiosité et d’une envie de connaître toute chose que peu de garçons de ton âge possèdent.
Le vieil homme se leva et désigna un morceau de bois. « Va donc me chercher cette branche. Nous allons commencer une nouvelle partie de ton éducation : la défense.
- La défense ?
- Oui. Je vais t’enseigner la voie de la concordance des énergies. Cet art n’est pas un moyen pour apprendre à te battre. Mais il permet de se préparer physiquement par la souplesse, la rapidité, et la musculature. Il te fera également travailler mentalement afin de rester calme en toutes circonstances et t’apportera quelques notions techniques afin que tu puisses assimiler le respect de la distance de sécurité avec ton adversaire, trouver une ouverture, te placer, gérer plusieurs attaques simultanées mais aussi de parer à l'éventualité d'attaques de toutes sortes.»

Jeanos se saisi du morceau de bois. Je me souviens avoir été subjugué par son habilité à le manier. Son âge ne laissait rien paraître de sa force physique et de son acuité au maniement des armes. La démonstration à laquelle j’assistais alors fut pour moi d'un grand émerveillement. Il le fit tournoyer autour de son corps à une vitesse telle qu’il me fut difficile d’en discerner les formes. Puis, dans une détente effroyable, Jeanos frappa une pierre. Au lieu que le bâton ne se rompit comme je m’y attendais, ce fut la pierre qui éclata en morceaux. Mon étonnement était à la mesure de l’exploit. Je restais là, penaud, la bouche ouverte, les yeux écarquillés.

«Je ne laisse rien voir de ma force, et mon physique pourrait en surprendre plus d’un. Aussi, retiens bien cette leçon : cela ne fait pas de moi un être au delà de la mesure humaine. En toutes circonstances, respecte ton adversaire, soit modeste et sage. L’humilité est source de puissance mon enfant, elle précède la gloire.
- L’humilité précède la gloire.» repris-je.

Ce fut la dernière leçon que je reçu de cet homme. Plusieurs jours suivants cet enseignement, mon père m’appris que Jeanos ne reviendrais plus jamais me voir. J’ai su, bien plus tard, que lors d’un raid de la Horde contre l’une de nos villes d’Arathi, Stromgarde, Jeanos fut enlevé par les orcs. Je ne sais encore pas aujourd’hui ce qu’il est advenu de lui, mais peu d’entre eux reviennent vivants d’une capture.

Le village dans lequel je me trouvais à l’époque décida tout de même d’élever à sa mémoire une tombe de bois. Mon père, harassé de cet honneur que l’on faisait à mon mentor, s’empressa de le brûler quelques stemps après - et m'obligea à y assister.
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MessagePosté le: 27/11/2007 18:00:06    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

II

MEURTRIER

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MessagePosté le: 27/11/2007 18:02:16    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

- Smiònn ! Ramène ce qui te sert de bras fainéant et viens m’aider à honorer ton vieil ami !

Le voir boire était devenu une habitude. Mais là il n’était pas seulement imbibé d’alcool, il était aussi saoul de folie que de plaisir. Ses yeux étaient d’un rouge reluisant, injectés de sang, et sa bouche pleine de mousse d’hydromel. Barbare. Je n’arrivais pas à soutenir le regard face à lui. De toute façon, ça n’aurait servit à rien à part me faire frapper une fois de plus. Se taire et le suivre comme un fidèle chien. J’avais bien vite retenu la leçon.

Cette nuit là se devait d’être une nuit qui allait marquer un tournant dans ma jeune vie.

D’habitude, dans l’état dans lequel se trouvait mon père, je ne servais qu’à lui porter ses fûts de bière préparés par les nains de la région. Nous devions alors marcher une bonne heure afin de trouver son fournisseur. Il était tellement habitué à se fournir là bas, que ce dernier se faisait un malin plaisir à le faire boire, gratuitement, quelques choppes avant de lui vendre la marchandise – bien sûr un peu plus cher que le prix normal. Je ne pouvais rien dire. Mon père considérait le nain comme un compagnon compréhensif de notre situation.

Quoi qu’il en soit, ce fameux soir, mon père acheta deux réservoirs d’essence gobeline en plus de la bière. Je ne compris qu’après l’usage auquel ils seraient utilisés. Au lieu de rentrer directement à la maison, mon père fit un détour par les champs à la sortie du village. C’est là que je l'ai vu : près de la route, le mémorial de Jeanos s’élevait sur quelques pieds de haut. Un minuscule écriteau l’accompagnait :

A la mémoire de notre sage,
Nul ne sait d’où il est venu
Nul ne sait où il disparu
Mais tous reconnaissants


Quelle hypocrisie. Je savais bien que seul le chef du village tenait à commémoré la disparition de mon mentor. Et encore, il ne l’avait fait que pour polir son image politique. Mais ce n’était pas cette vanité déguisée qui me faisait peur. Mon père se saisit des réservoirs, et les vida consciencieusement l’un après l’autre sur le mémorial.

Je ne me rappelle plus comment les choses se sont réellement enchaînées. Tout ce dont je me souviens, c’est mettre retrouvé à terre, la bouche en sang après un coup porté par mon père suite à une protestation de ma part. Je ne voulais pas qu’il réduise en cendre le seul souvenir physique de Jeanos. Je ne POUVAIS pas le permettre. Quoi qu’il en soit, ma maigre opposition n’eu pour résultat que son amer échec. Le mémorial brûlait. Le mémorial brûlait et mon père riait. Je ne pouvais assister qu’impuissant à sa destruction. Les flammes qui rongeaient le bois maigre illuminaient tristement cette nuit de malheur. La luminosité qui s’en dégageait rendait le dernier hommage visible au vieil homme.

Haine. Vengeance. Mort.

Ces sentiments grandissaient en moi. Le mal commençait à me ronger autant que ce feu rongeant l’immondice qu’était devenu le monument. Mon père. Cet être doué simplement d’un art digestif hors norme, dont la panse n’avait d’égal que sa grossièreté sans borne, dansait, ivre mort, autour du foyer. Je ne sais pas exactement quelle force m’a poussé à agir, mais je bondis sur lui, et d’un coup vif, et le poussait dans les flammes encore hautes.
Son cri fut une musique pour mes tympans. Elle résonne encore aujourd’hui dans mon esprit. Cependant, je fus surpris, malgré l’alcool qu’il avait consommé, sa capacité à se tiré du bucher. Couvert de flamme, il commença à courir dans les champs. Je ne voulais pas qu’il s'en sorte, l’idée qu’il survive à son forfait m’était insoutenable. Je me saisis alors d’un branche épaisse et solide qui jonchait le sol près de nous, et, la glissant entre ses jambes alors qu’il courait, le fit tomber. Le bruit de l’herbe crépitant par les flammes alimentées par sa peau rendait ce spectacle magnifique. Il tomba sur le dos.

Afin d’accomplir mon art avec un plaisir absolu, je commençais à le frapper au visage avec le bois. Sa face se décomposait sous mon regard, le morceau de bois commençait à ruisseler de sang jusque dans mes paumes. C’était chaud. L’odeur, mêlée de sang et de cendre charnelle, faisait frémir mes narines. Plus il criait et plus il se débattait, plus je frappais. Son crâne n’avait plus sa forme originelle, il était maintenant creux, et, de face, formait tel un croissant de lune, exactement la même forme que mon sourire. Je n’avais plus de souffle, mes bras me faisaient mal, ma tête allait exploser, mais je continuais à frapper.

Une seule chose m’a stoppé. C’était une chose à laquelle je ne m’attendais pas, une chose à laquelle je n’avais pas pensé. Je n’avais pas prêté attention aux alentours. Et mon acte avait bien duré cinq bonnes minutes. Mais cette chose me surpris : un cri. Un cri de femme. Elle avait assisté à la fin de la scène. Pleurant, et gémissant, elle courait vers le village.

Elle allait donner l’alerte, fournir mon identité. La nuit aurait pu cacher mon visage, mais la proximité entre moi et le buché était encore trop mince… elle avait dû reconnaître mes traits.

Apeuré, et oubliant mon épuisement, je me mis à courir.

Fuir, disparaître.
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Dernière édition par Snjah le 04/12/2007 12:31:37; édité 9 fois
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MessagePosté le: 03/12/2007 17:49:02    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

III

LA CORPORATION

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MessagePosté le: 03/12/2007 18:08:09    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

Je me souviens alors avoir fuit pendant plusieurs jours et nuits. Il fallait que je quitte Arathi, la région était trop dangereuse. Même si je n’étais qu’un enfant de sept ans, le meurtre que j’avais commis était trop cruel pour qu’un jugement soit prononcé, et ceux qui me cherchais me conduirait aussitôt au bourreau directement. La potence m’attendait. Rien que l’idée de sentir la corde serrer mon cou me faisait froid dans le dos. J’avais déjà auparavant assisté à ce type d’exécution : les condamnés étaient traités par la foule comme des cochons que l’on conduit à un abattoir, et la mort est longue et douloureuse.

J’avais donc décidé de partir vers le sud, vers Stormwind. La capitale m’aurait permis de me fondre dans la foule, de trouver peut-être un travail, et ainsi survivre. Malgré mon jeune âge, ma situation familiale accompagnée des enseignements de Jeanos avaient fait de moi quelqu’un de très mature.

N’ayant aucun moyen de m’y rendre autre qu’en marchant, je survivais tant bien que mal à l’aide de racines, de plantes trouvées dans des champs et de nombreux petits animaux que je chassais. Mais ces maigres ressources ne suffisaient pas à me sustenter convenablement. Et le long voyage que j’entreprenais m’affaiblissait de plus en plus, si bien, qu’au bout de la seconde semaine, ayant des difficultés de déplacement, et blessé par un animal que je tentais de chasser, je tombais à semi-mort le long d’une route. Jeanos était mort depuis un mois, et voici dans quelle décrépitude je me suis retrouvé.

Je ne sais pas combien de temps je resté dans cet état second, mais je sais qu’à mon réveil, j’étais les mains liées sur le dos d’un kodo appartenant à une caravane gobeline. Ces êtres étaient vraiment étranges. Je n’en avait jamais vu depuis : d’abord surpris par leur petite taille et leur voix stridentes, les gobelins avaient une peau verte sombre, des yeux reluisant, un sourire constant aux dents acérées. Ce qui me paraissait étrange, c’est que je n’étais pas effrayé par ma situation. Bien au contraire, la présence d’individus avec moi alors que j’avais passé ces derniers temps seuls à éviter tout campements et toute présence infortuite, me rassurait quelque peu. J’avais entendu que les gobelins comptaient se rendre à Ironforge, la capitale des nains, et passé les montagnes en groupe plutôt que seul et sans provisions me paraissaient être une aubaine à laquelle il ne fallait pas me déroger.
- Ne bouges pas, restes calme, et nous ne te tuerons pas, me lança le gnome qui dirigeait le kodo sur lequel je me trouvais. Tu as de la chance que l’on t’ait trouvé petit homme, quelques heures de plus et tu mourrais d’agonie.
- De la chance, lançait un autre en riant, oui beaucoup de chance, mais autant que nous !
- Que voulez vous dire ? lui demandais-je
- Et bien vois-tu, répondit mon conducteur, cela peut paraître étrange pour toi, mais ta vie nous est très chère. Oh ! ne te m’éprends pas, nous n’apportons aucune affection à ta race, ma la valeur de ta vie se mesure à nos yeux en or.
- En or ? Vous voulez dire que…
- Que nous allons te vendre oui ! repris le second gobelin. Tu vas être vendu dans les prochains jours comme esclave à Ironforge. Nous comptons beaucoup sur toi pour remplir notre bourse !
Les deux gobelins eurent un rire complice.
Cela importait peu, il me suffirait de me sauver une fois arrivé en ville, et de me fondre dans la masse.

Malheureusement, deux jours après ma capture, notre caravane croisa un homme chauve à cheval. En passant près de nous, l’homme me contempla. Je le soutins du regard. Il avait fière allure, il était habillé d’une robe pourpre supplanté d’un tabard de couleur noire orné d'une main blanche. Le tabard était orné d’un étrange écu, que je n’avais jamais vu auparavant. L’homme semblait d’un âge avancé, mais sa façon de tenir le cheval, son regard, sa mise, amenaient une certaine prestance. Un noble certainement.

Le cavalier fit demi-tour, et rattrapa la caravane. Arrivant à la hauteur du chef gobelin, il lui adressa quelques mots. Hélas, je ne pu les entendre, mais le chef stoppa notre avancée, et se dirigea vers mon kodo accompagné de l’homme chauve.
- Oui, nous l’avons trouvé il y a quelques jours le long de la route, il était en piteux état. Mais nous l’avons remis sur pied. Bien sûr, s’il vous intéresse, il est à vous.
- Quel âge as-tu toi ? dit l’homme en s’adressant à moi.
- Oh il n’est guère vieux, repris le gobelin, il doit avoir environ six ou huit ans. Il est en forme, et saura vous satisfaire j’en suis certain.
- Six ou huit ans, murmura l’homme. C’est un peu vieux.
- Un peu vieux ? Regardez sa corpulence, il est plutôt carré pour un gamin !
- Je vais le prendre, je vous en donne pour cinq cents pièces d’or.
Le gobelin fit un bond de surprise.
- Cinq cents ? Il en vaut au moins deux mille.
- Il est plus vieux que je ne le pensais. Je ne suis pas certain de pouvoir en faire ce que je veux. Et de toute façon, tu ne le vendras jamais au dessus de mille à Ironforge. Ne compte même pas t’en débarrasser avant Baie Du Butin.
- Attendez, attendez. On peut discuter non ?
L’homme et le gobelin s’éloignèrent. Le cavalier ne revint qu’au bout d’une bonne poignée de minutes :
- Tu m’as coûté bien cher. J’espère ne pas être déçu par ta prestance. Ça m’embêterai beaucoup d’avoir payé aussi cher pour un morceau de viande pour mes bêtes.
L’on me fit descendre du kodo, et on m’attacha les mains à une corde, puis, une fois le payement effectué, les gobelins me confirent à l’homme.

Adieu évasion, pensais-je.

Pendant près de trois jours nous marchâmes l’homme et moi. Il ne parla pas, ne me dit même pas son nom, sa caste, ni même l’endroit où il comptait m’emmener. Je n’avais aucune notion géographique de l’endroit, nous avions quitté la route d’Ironforge depuis le moment de la vente.

Au bout du troisième jour, aux flans d’une montagne dont j’ignorais le nom jusqu’à même l’existence, nous arrivâmes dans une grotte humide, cachée pas la neige et le peu d’arbres qui arrivaient à s’élever dans ce coin froid et hostile à toute forme de vie. La grotte était sombre, et je peinais à me déplacer. Le plafond était tellement bas que l’homme avait dû descendre de sa monture pour avancer. Il se servit d’une baguette pour illuminer notre passage.

A un moment donné, nous parvînmes à une lourde porte en métal. L’homme, dans une phrase mélancolique, récita une incantation.
« Refarda fü tiploza deqj broman »
Dans un bruit sourd, la porte s’ouvrit. Il se tourna alors vers moi, et dans un regard sombre, m’adressa les premières paroles depuis que nous nous étions rencontrés :
- Bienvenue au sein de la Corporation.
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Dernière édition par Snjah le 06/12/2007 13:52:45; édité 7 fois
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MessagePosté le: 04/12/2007 17:59:10    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

IV

LA MAIN DE LA MORT

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Dernière édition par Snjah le 04/12/2007 18:02:59; édité 1 fois
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MessagePosté le: 04/12/2007 17:59:37    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

Je ne savais pas trop quoi penser. J’étais à la fois émerveillé, stupéfié et effrayé par le spectacle qui s’offrait à mes yeux. La porte menait directement sur un petit balcon. De là, je pu apercevoir les lieux.

Le balcon donnait sur une grande salle vaste, et au plafond haut. L’ensemble était taillé directement dans la roche. Malgré le fait que nous soyons sous une montagne, et que les murs étaient faits de pierre, aucune humidité apparente ne semblait exister, bien au contraire, une douce chaleur mêlée à une odeur de la pierre en matière brute caractérisait l’emplacement. La pièce était vivante, les allés et venues de soldat humains patrouillant dans l’ensemble de la salle était surveillée par d’autres qui tenaient position à intervalles régulières. Tous saluèrent notre arrivée, ou plutôt l’homme que je suivais, d’un salut militaire strict et soigné.

Le balcon sur lequel nous étions était desservi par deux gigantesques escaliers de pierre, et nous utilisâmes l’un d’eux pour atteindre la salle. Un gnome se présenta alors à l’homme. Même si les gnomes sont de taille bien petite, celui-ci était bossu et donc courbé vers l’avant, ce qui le diminuait d’autant plus. Il portait une paire de lunettes en métal qui recouvrait son œil gauche, et sa tête était surplombée d’un casque blanc et noir possédant une coupole tournoyante :
- Maître Absylone, c’est toujours un plaisir de vous revoir. Je vois que vous nous apportez un nouvel individu.
- En effet Mortacq, le hasard a voulu que je croise cet énergumène sur le chemin du retour. Veuillez vous occuper de lui je vous prie. Nous nous verrons plus tard, je sais que vous avez encore beaucoup à me montrer sur votre nouveau matériel, mais ma dernière mission fut plus longue que prévue.
- Oui il paraît, mais vous avez réussi à vous en tirer avec les honneurs, nous le savons tous ici.
Le gnome me regarda, puis sans dire un mot, me saisi par le bras.
- Je l’emmène directement en salle de préparation. Son odeur est insupportable et nous devons le rafraîchir quelque peu.
Le dénommé Absylone acquiesça, puis parti dans une des cavités de la salle. Je n’avais encore pas fait attention, mais l’ensemble de cette pièce donnait naissance à de nombreux passages un peu partout, un vrai labyrinthe.

Le gnome me fit avancer dans l’une des galeries. Elle menait sur une toute petite salle découpée en trois différentes sections par des baies vitrées et des portes simples. Au dessus de chacune d’entre elles, un chiffre indiquait le numéro de la salle. Les pièces étaient toutes très lumineuses, une sorte de boule de verre luminescente était suspendu au plafond et éclairait toutes les pièces. Sans grande surprise, Mortacq me poussa dans la numéro une. Trois gnomes m’entourèrent alors. Et toujours sans prononcer la moindre parole, me déshabillèrent rapidement puis me poussèrent contre un mur. L’un des gnomes se saisit d’un appareil étrange, puis en l’activant, m’arrosa d’un jet d’eau puissant. Je fus poussé violement contre le mur, ne pouvant presque pas combattre la pression qui se faisait à moi.
- Tournes toi !
Obéissant à l’ordre, le gnome me lava le reste du corps. Il changea de machine, et cette fois, il créa un fort coup de vent brûlant qui me sécha rapidement.
Toujours nu, les gnomes me firent sortir de la salle pour me conduire à la seconde. La pièce comprenait une table où étaient disposés d’étranges objets en métal reluisants et d’un siège de fer posé face à un énorme miroir. Ils me firent signe de m’assoir. Une fois installé, un des gnomes prit une petite échelle qu’il installa sur mon siège derrière moi, puis, se saisissant d’un des objets en métal, commença à me raser le crâne.
La glace, disposée en face de moi, me permit de contempler mon visage. J’avais les traits tirés, la peau très pâle, et on pouvait lire sur mon visage la fatigue amoncelée par mon périple de ces dernières semaines et le stress causé par ce nouvel endroit.

Je n’avais maintenant plus de cheveux. Glissant ma main sur mon crâne dénudé, je repensais à tout ce qui m’était arrivé jusqu'à lors. Mortacq entra dans la pièce, puis me conduisit dans la dernière de la cavité, la numéro trois. Seul un siège s’y trouvait.
- Assieds-toi là. Je reviens dans quelques instants. N’essaie pas de sortir d’ici, un garde est posté devant la porte.

Le gnome me laissa seul pendant un bon nombre de minutes. Lorsqu’il revînt, il était accompagné de deux elfes de la nuit en robe blanche. Tous trois se mirent à m’observer.
- Qu’avons-nous sur notre sujet ? demanda l’un des elfes.
L’autre sorti de sa robe un dossier puis commença à le feuilleter.
- Nom, Smiònn Yerung. Age, 7 ans. Viens de la région au nord, Arathi. Issu d’un père inconnu et d’une mère inconnue par nos services. A tuer son père adoptif il y a six semaines de plusieurs coups de bâtons portés au visage accompagnés de brûlures intenses sur tout le corps. Il a fuit les lieux du drame. A fréquenté pendant cinq ans un dénommé Jeanos, personne dont nous disposons également de très peu d’informations. Dispose de quelques notions de base en orc, en combat à mains nues, armes de type dagues et armes à une main.
- Intéressant, très intéressant.
J’étais abasourdi. Je me demandais si je rêvais. Comment ces êtres pouvaient savoir autant de choses sur moi ? Comment se fait-il qu’ils décrivent mon père comme étant mon père adoptif ? Et pourquoi le fait que je le tue ne semble guère les alerter ni les impressionner?
- Martocq, conduisez-le dans la chambre 204-B et fournissez lui de quoi se vêtir et se restaurer. Nous commencerons dès demain.

Les elfes quittèrent la pièce, et je suivis Martocq. On quitta la cavité où nous nous trouvâmes, puis, après être repassé dans la grande salle, en rejoignîmes une autre. Celle-ci menait à un escalier de pierre en colimaçon.
Arrivé au second étage, le gnome me conduisit dans un long couloir. Différentes portes se trouvaient de part et d’autres.
- 200-B…201-B…202…203… Ah ! Voilà ! 204-B. Voici vos appartements. Des vêtements aux normes se trouveront sur votre lit, ainsi qu’un petit repas. Reposez-vous.
Sans ajouter autre chose ni même sans me laisser le temps de répondre, le gnome me laissa sur place. Quelque peu ébêté, Je poussais donc la porte de mes appartements.


« Salut ! » un elfe d’une couleur étrange se trouvait dans la chambre, « Moi c’est Trente-et-un, et toi ? »
Trente-et-un ? C’est quoi ce nom ? Je n’ai pas répondu et je me suis assis sur mon lit. Il était confortable. Un vêtement de couleur bleue claire se trouvait plié là. Au niveau du col, un nombre était brodé :
- Moi c’est Quarante-sept, dis-je sans aucune motivation, les yeux fixant le nombre.
- Hmm. T’es un nouveau toi. Bienvenue dans la Corporation. Enfin, bienvenue, si je puis dire… ça fait plus d’un an que je suis là.
- Un an ? Mais on est où ici ? C’est quoi la Corporation ? Comment se fait-il qu’ils sachent tout sur moi, et même des choses que vraisemblablement j’ignore ?!?
- Doucement, doucement. Je ne sais pas exactement ce qu’est la corporation, je sais seulement que c’est une organisation purement allianceuse, qui entraine et forme des jeunes au combat, à la défense, et tout autres choses. Selon tes capacités, tu entre dans différentes sections, moi c’est la section ‘combat rapproché en cuir’, et je pense que vu que tu es avec moi dans cette chambre, tu l’es aussi.
- ‘Combat rapproché en cuir’ ? Mais dans quel but ?
- Je l’ignore encore.
- Mais ça fait un an que tu es là non ? Tu dois bien voir une idée !
- Attention, nous n’avons pas le droit de nous parler, excepté dans nos chambres. La parole est proscrite pour nous en dehors d’ici. On ne peut rien dire, ni entre nous, ni au personnel. Nous devons subir l’enseignement, répondre à leur attentes. Tout ce que je sais, c’est que certains assassins professionnels, connus sous le nom de La Main De La Mort ont opérés pour la Corporation. Certains parmi nous pensent que ces meurtriers ont été formés, tout comme nous, ici.
- Et si nous refusons ? Nous avons tout de même le choix non ?
- Si nous nous rebellons, ils nous suppriment. Ceux qui sortent d’ici sont des adultes qui sont là depuis de nombreuses années. Ils sont comme formé à répondre à leurs exigences. Et il nous est impossible de nous enfuir.
- Nous sommes prisonniers ?
- Oui. Mais je ne me plains pas vraiment. J’étais esclave d’humains avant. Ma situation d’avant est peu enviable, et je préfère être ici où au moins je suis nourrit et logé correctement.

J’appris plus tard que Trente-et-un était un elfe se sang. Capturé jeune lors d’un raid de l’alliance contre son peuple, il avait vu mourir sa famille et ses amis. Lui fut emmené puis vendu comme esclave. S’étant enfui tout comme moi, il avait été récupéré par la Corporation. Mais, contrairement moi, il n’avait encore tué personne. Sa présence dans la chambre me rassurait, j’avais l’impression que notre sort commun allait nous rapprocher.
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MessagePosté le: 05/12/2007 15:00:26    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

V

FORMÉ A TUER

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MessagePosté le: 05/12/2007 15:01:01    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

Nom, Smiònn Yerung. Age, 7 ans. Viens de la région au nord, Arathi. Issu d’un père inconnu et d’une mère inconnue par nos services. A tuer son père adoptif il y a six semaines de plusieurs coups de bâtons portés au visage accompagnés de brûlures intenses sur tout le corps. Il a fuit les lieux du drame. A fréquenté pendant cinq ans un dénommé Jeanos, personne dont nous disposons également de très peu d’informations. Dispose de quelques notions de base en orc, en combat à mains nues, armes de type dagues et armes à une main.


Je ne cessais pas de rappeler ces paroles. Moi, elles me décrivaient moi ! Pourtant, malgré les indications qui me touchaient, j’avais l’impression que l’on parlait d’une autre personne. La Corporation. Dans quoi suis-je tombé ? Qu’est ce que c’est que cette entreprise ? Formé à tuer ? Pour le compte de qui ? Dans quel but ? Et si des tueurs semble-t-il aussi avisés que La Main De La Mort sont au service de cette corporation, comment se fait-il qu’ils obéissent au doigt et à l’œil de ces gens là ? Sont-ils à ce point manipulés ?

Ces questions revenaient sans cesse à mon esprit, tournoyants en vrac parmi celles qui touchaient à mon passé. Une seule me faisait encore plus mal au crâne que les autres : Qui suis-je ?

La fatigue du voyage finit par m’emporter.



« DEBOUT FLEMMARD !!! Tu ne voudrais pas être en retard pour ton premier jour ! »
Un nain me réveilla à coup de pied.
- Encore un de ces gamins paresseux. Tu vas vite apprendre à te lever crois-moi. Allez bouges toi un peu !
Il faisait encore nuit. Le nain me saisi par le bras, m’entraîna hors de la chambre à couché, et me traîna le long du couloir. Mon corps encore endolori du voyage de la veille m’empêchait de me déplacer convenablement. Le nain n’en n’eut que cuire, et, une fois arrivé en haut de l’escalier de pierre au bout du couloir, me lança violemment.
- Voila un bon moyen de se réveiller !
En roulant sur les marches durant les deux étages qui séparaient le rez-de-chaussée du couloir du dortoir où se trouvait ma chambre, son rire retentissait à mes oreilles. J’essayais de m’agripper à ce que je pouvais, mais les pierres lisses ne laissaient aucunes prises à mes mains. Tentant bien que mal à protéger ma tête, j’arrivais en bas avec mon épaule gauche qui me lançait terriblement, un genou saignant, et ma lèvre inférieure éclatée. Le nain me rejoignit en bas, et me trouva à genou, tenant mon épaule.
- Allons, quelle fragilité ! Tu as ta petite épaule démise ? Que c’est bête !
Il se saisi alors de mon bras gauche et de ma nuque, et me soulevant hors du sol avec une facilité surprenante, d’un coup sec me remis l’épaule en place. Je ne pu retenir un cri de douleur.
- Petite nature. Voilà ce qui arrive quand on ne se réveille pas ! Allez va rejoindre les autres !


Je ne savais pas où « les autres » comme il le disait se trouvaient. M’ayant laissé sur place, le nain avait disparu à l’embouchure d’une des nombreuses cavités de la grotte. Je commençais donc à le suivre. Ou plutôt j’essayais. Tournant en rond pendant un bon quart d’heure, je finis par croiser Martocq.
« Que faites-vous là ?, s’interrogea le gnome en me fixant avec un dépit profond, vous ne devriez pas aller vous entraîner ?
- Je ne sais pas où est mon groupe.
- Quel âge avez-vous rappelez-le moi ?
- Sept ans.
- Sept ans, Monsieur ! me reprit-il sèchement. Ne pensez pas que votre taille vous donne quelque avantage que se soit jeune homme !
Je ne dis plus un mot. Martocq gratta sa bosse difforme. Je suppose que cela signifiait qu’il réfléchissait.
- A quelle branche êtes-vous associé ?
- « Branche » Monsieur ?
- Mais sombre idiot, quelle catégorie de combat ? Magie ? Distance ? Corps à corps ?
- Corps à corps cuir Monsieur.
- Oui remarquez, vu votre corpulence développée, dit-il d’un air sarcastique, j’aurai dû m’en douté. Bien suivez moi, et marchez vite ! Je n’ai gère le temps de vous materner !
Il commença a évoluer rapidement dans les différents couloirs de la grotte. A tel point que je commençais à me demander si j’allais arriver à revenir sur mes pas un jour. Au bout de quelques temps, il s’arrêta net devant une lourde porte. Sur cette dernière, un écriteau taillé indiquait ‘1M’.
- 1M, prononçais-je machinalement.
- oui, « Une Main » reprit le gnome dans un profond soupir.
Il tapa trois fois sur la porte. Cette dernière s’ouvrit sur une grande salle illuminée de nombreuse bougies et torches dispatchées à divers endroits. Le sol comprenait des formes graphiques décrivant des carrés, des rectangles, des losanges et des cercles de différentes tailles. De nombreux enfants, garçons et filles, se combattaient à l’aide de différentes armes de poings, dagues et épées. Certains même semblaient utiliser des masses. Plus étrange encore, ces enfants combattaient nus.

Mortacq se faufila parmi les combattants. Je le suivais avec peine, déjà à cause de mon corps qui me faisait mal, mais aussi à cause des enfants qui se déplaçaient en long en large, sans faire attention à moi alors que j’essayais de les déranger dans leurs mouvements le moins possible. Le gnome me mena jusqu’à une chaire, ou un nain à la barbe noire se tenait. Ce dernier se contentait d’observer les mouvements des combattants avec un large sourire, et lançait de temps à autre des injures en direction de certains qui ne semblaient pas satisfaire son appétit belliqueux. Il ne pris même pas la peine de me regarder lorsque Mortacq lui parla de moi.
- En voici un autre Rigiil, lança le gnome. Un nouveau pour vous, il s’était perdu. Ne le ménagez pas, il est fébrile et a besoin de vos instructions pour se raffermir.
- Comme si je n'avais pas assez de mioches à m'occuper, pesta le dénommé Rigiil. Nous allons voir ce qu’il vaut.

Je ne savais pas où me placer, je me sentais mal à l’aise. Le nain descendit de la chaire en ordonnant à tous de stopper le combat. Se déplaçant au milieu de la pièce, tous les enfants s’assirent en cercle autour de lui. Mon estomac se tordait, je n’arrivais pas à bouger.
- Hé! Toi! Le nouveau! cria Rigiil à mon attention, bouges toi ton arrière train !
Quelque peu hésitant, je me joignis aux élèves et m’assis.
- Qu’est ce que tu fou ? Retires moi ces loques qui te servent de vêtements et viens au centre avec moi.
Je sentais les regards. M’étant défait de mes vêtements tachés de sang à cause de ma chute dans l’escalier, je rejoignis le nain au centre du groupe. Ce dernier se mit à m’observer de haut en bas en me tournant autour.
- Maigre, trop maigre, marmonnait-il, je me demande bien ce qu’on va pouvoir faire de lui. Il serait bon à recoudre nos armures… Matricia, rejoins donc cet énergumène, et montre lui ce qu’on apprend ici!
Une jeune fille se leva et se dirigea vers moi. Sa taille était impressionnante, et elle n’avait de jeune fille que le sexe et le nom. Sa mâchoire carrée, cette large bouche, ses cheveux courts à la limite d’être chauve, ses larges épaules et cette musculature impressionnante ne laissait en rien présager un combat facile.
Le nain me tendit deux courtes dagues.
- Voyons voir de quoi cette feuille de pommier est capable, dit-il en éclatant de rire.

La dénommée Matricia se saisi de deux masses et se posta face à moi. Je regardais ces armes impressionnantes. Ce n’est tout de même pas avec ça qu’elle compte combattre ? Comment puis-je répondre avec ses couteaux de cuisine?
- Hé! Le nouveau ! me lança-t-elle, arrête de faire le fier et essai de survivre !
Sans crier gare, elle se lança sur moi. Levant sa main droite, elle fit retomber sa masse sur moi. Je n’eus le temps que de l’esquiver par un réflexe de dernière minute. Aussitôt sa masse gauche se mis en mouvement, à l’horizontale, comme si elle allait me découper. M’abaissant au maximum, je protégeais ma tête avec les dagues, la masse glissa sur mes armes. Je pus alors sentir le souffle du mouvement de l’arme au dessus de moi. La peur commençais à me saisir, je sentais mes aisselles s'emplir de sueur.
Malheureusement elle riposta aussitôt et me frappa lourdement sur le dos. La douleur causée par le choc m’assourdit et je m’affalais de tout mon long sur le sol. Je pu apercevoir Matricia qui commençait à lancer une dernière attaque. Cette fois-ci je n’y survivrai pas.

Une main attrapa la masse avec laquelle Matricia comptait me frapper au crâne. Rigiil s’interposa à temps.
- Ca ira pour aujourd’hui, laissons lui de quoi savourer cette défaite! Le nain me fixa intensément. Tu ne vaux rien, je me demande même ce que je peux t’apprendre. En fait, je ne peux rien t’apprendre. L’entraînement au combat sera pour toi comme gravir une montagne sans vivre : IMPOSSIBLE, me cria-t-il aux oreilles. Tous ces enfants sont formés à tuer, toi tu n’es bon qu’à être formé à mourir !

Ce sont les dernières choses dont je me souvienne de ce premier jour. Je tombais dans un noir profond, me sentant flotté dans un vide infini.
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MessagePosté le: 15/01/2008 09:44:37    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

VI

LES MOTS DU NATHREZIM

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MessagePosté le: 15/01/2008 10:01:39    Sujet du message: Snjah Répondre en citant

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