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Läetitiä

 
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Laetitia
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Inscrit le: 19 Juin 2007
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MessagePosté le: 16/11/2007 20:58:16    Sujet du message: Läetitiä Répondre en citant

Arrow KARAZAN, ANCIENNE DEMEURE DE MEDIVH

Mes jambes tremblaient. La sueur sur mon front perlait et dégoulinait le long de mon visage. Pourtant, je crois que je n'avais pas peur, mais je tremblais. je tremblais de tous mes membres, enfin des membres qui étaient encore entiers. Quelques uns étaient déchirés et pourris, détruits par le fléau, et par la peste... D'autres parties étaient mortes à cause des nombreux combats que j'avais déja menés durant mon apprentissage de démoniste. AHH je me rappelle, lorsque j'étais encore qu'une jeune démoniste, je ne connaissais rien à la vie, et je voulais déja rejoindre les rangs de la Horde, je voulais être une fière combattante de Thrall, donnant à cet orc fier et dur mes pouvoirs et mes compétences dans le domaine de l'ombre, comme beaucoup d'autres l'ont fait avant moi . un jour je décidai que je voulais me battre pour les personnes à qui je tenais le plus. j'avais entendu parler des frères du Sanctuaire... Sanctuaire... ceux qui avaient survécu à de nombeux dangers. J'avais entendu parler de nombres de guerriers de Sanctuary et de leur Chef, maître, maitrisant parfaitement les éléments qui avait fait ce pelerinage jusqu'à ce Sanctuaire, dont personne d'autre qu'eux ne connaissait l'existance. Alors, ayant envie de me battre jusqu'au bout, je rejoignais les rangs de Sanctuary.

Malgré ma détermination, ce jour là mes jambes tremblaient, et je vascillais à chacun de mes pas. Quand j'entrai dans l'immense demeure devant moi, le reste de mes entrailles se soulevèrent. Tellement grande, tellement sombre... tellement irréelle... tellement... effrayante ! A ces moments là, je doutais. Je doutais de moi, de mon expérience, de mon savoir... Devrons-nous nous battre contre les monstres qui ont pris possession de ce chateau? Il faut reculer... Je reculais ... Un pas, deux pas en arrière. ces pas m'éloignant toujours plus d'une mort certaine, d'une souffrance atroce. Je reculais... Puis je fis demi-tour. Je ne voulais pas mettre ma vie en péril, je pensais à toutes les personnes qui comptaient encore sur ma présence. Je doutais. Je doutais de mes compétences à combattre. Je doutais de ma force ! Peut-être Dame Sylvanas avait-elle encore besoin de moi à ces côtés, peut-être que finalement aurais-je été mieux auprès d'elle. Un sentiment... Un sentiment nouveau... Un sentiment si ... si bizarre... Je ne le connais pas, mais je crois savoir ce que c'est... la peur... je ne l'avais jamais connu auparavant, mais je la reconnais. la peur, l'envie de fuir, de tout oublier, d'abandonner, de rejoindre les gens qui peuvent nous protéger. Durant mon apprentissage, je n'avais jamais connu la peur... Maintenant, je sais !
Je fis demi-tour... Fuir ... je sursautai quand je m'aperçus d'un coup que je ne pouvais pas faire un pas de plus. Quelqu'un me barrait la route. ses yeux.. Je me rappellerai toujours de ses yeux ... Oppressants, profonds, effrayants... Des yeux qui, je suis sûre me hanteront toute ma vie de combattante. Des yeux cependant, pleins de courage, de fierté, qui délivraient un message: "Tu ne reculeras pas! Tu combattras avec nous jusqu'à la mort. Tu es avec nous, et nous, nous ne reculerons pas devant le danger. Nous nous protégerons mutuellement. Nous sommes tous dans le même état que toi, nous avons peur... Mais nous mourrons ensembles si c'est le destin qui nous est réservé ! Alors retourne toi et combat ! Surtout, ne doute pas !!" Ces yeux avaient réussi à me dire tout ça... Un seul regard il fallut... Et ce regard, toujours je m'en rappellerai... Alors je me retournai, ravalant difficilement ce qui me servait de salive, et pris finalement mon courage à deux mains. Ne doute pas ....
Toute tremblante, prête à m'évanouir je m'approchai alors et rejoignit les confrères du Sanctuaire prêts pour la Bataille. Celui qui menait le groupe nous regarda tous, la peur dans les yeux, mais j'y reconnus le même message, ce message qui restera encore dans mon esprit: "ne doutez pas !" Il se retourna, et dans un soupir qu'il voulu cacher mais qui restait on ne peut plus audible, il dit: "C'est parti, tout le monde en place"

Guerriers, paladins, prêtres, mages... Tous s'affairaient à se mettre en position. Puis un des maîtres chasseurs tira une flêche sur un des étalons dans l'écurie. La bataille venait de commencer... et elle n'était pas prête de s'arrêter."



Sërenity referma le vieux grimoire qui fit s'envoler un tourbillon de poussière.
Alors c'est comme ça qu'a vécu cette jeune démoniste... Elle posa le journal intime de Läetitiä sur une table devant elle. J'ai bien fait de venir dans cette auberge d'Undercity, elle a du l'oublier. Sërenity, jeune chasseuse, décida qu'elle lirait la suite plus tard. Elle se coucha et s'endormit.


________________________________ 


Prochain épisode: Le pelerinage d'entrée au Sanctuaire. (quand j'aurais le temps de l'écrire )
_________________
Si t'es fiere d'être fromager, tape dans tes pieds !



Dernière édition par Laetitia le 30/04/2008 19:40:24; édité 2 fois
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MessagePosté le: 16/11/2007 20:58:16    Sujet du message: Publicité

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Laetitia
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MessagePosté le: 24/11/2007 18:41:03    Sujet du message: Läetitiä Répondre en citant

et voila c'est posté !
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Laetitia
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MessagePosté le: 30/04/2008 19:39:18    Sujet du message: Läetitiä Répondre en citant

Arrow LA FIN DE SA VIE


Si elle avait pu pleurer, elle aurait pleuré. Si les larmes avaient pu couler de ses yeux, elle se serait noyée dedans. Läetitiä la démoniste ne vivait plus. Seule, dans le froid, dans le noir. Comme elle avait commencé après tout.
Mais Läetitiä, vaillante démoniste se souvenait de tout ce qu’elle avait vécu. Elle se souvenait quand le père de sa famille était mort. Elle chassait les monstres beaucoup plus faibles qu’elle dans le gouffre de Ragefeu. Elle invoquait contre eux des malédictions si puissantes, qu’ils mouraient en quelques secondes. Et puis elle avait ressenti comme un pincement au cœur. Puis un grand vide, et elle sentait son cœur qui avait commencé à pleurer. Quelque chose était arrivé, elle en avait la certitude. Elle avait demandé à son diablotin, seul et unique compagnon, s'il savait quelque chose. Lazpad avait le pouvoir d’être « déphasé ». il pouvait sortir du monde vivant, et pouvait ainsi se déplacer n’importe où, où il voulait. Läetitiä le vit alors s’échapper de son corps, et devenir tout blanc.
Elle le vit revenir quelques minutes plus tard, l’air triste. Elle le regarda. Il leva la tête, apeuré et dit : « Khalrog est mort, il ne reviendra pas maîtresse. ». Et là, si elle avait pu pleurer, elle aurait pleuré. Elle s’assit au sol en criant : « Non, ce n’est pas possible ! ». Lazpad répondit : « Si maîtresse, la jeune elfe Calyssandre était avec lui. Il n’a pas voulu de soin ». Läetitiä ne comprenait pas pourquoi cet orc si dur, si fier, s’était laissé aller. Pourquoi il ne s’est pas battu. Pourquoi il les a tous abandonné ? Je ne comprends pas… Elle voulait tellement que Lazpad se soit trompé. Mais il fallait se rendre à l’évidence, elle l’avait ressenti. Le père de Sanctuary était mort, le fondateur…
Sans s’en apercevoir elle s’était levée, et avançait vers les monstres qui n’étaient pas encore morts. Elle avançait d’un pas assuré, comme si elle savait ce qu’elle faisait. Elle n’entendait pas les cris de Lazpad qui lui suppliait vainement de faire attention. Perdue dans ses pensées, elle était arrivée au beau milieu d’un tas de monstres. Sans attendre, ils s’étaient jetés sur elle.
Läetitiä, vaillante démoniste se laissa mourir. Ecorchée, brûlée par une horde de monstres. Mais elle avait le sourire. Lazpad avait disparu. Elle était seule pour rejoindre même dans la mort le père du bonheur qu’elle avait vécu jusque là.


Sërenity referma alors le journal intime de la démoniste qui l’avait prise sous son aile et reposa sa plume dans son encrier, et regarda Lazpad qui était venu la voir.
_________________
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Dernière édition par Laetitia le 30/04/2008 23:16:51; édité 1 fois
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Laetitia
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MessagePosté le: 30/04/2008 23:12:59    Sujet du message: Läetitiä Répondre en citant


Arrow AU DELÀ DES APPARENCES ( La rencontre de Läetitiä et Zernod )





Je voyais ma monture s’épuiser au fur et à mesure que je galopais sous le soleil brûlant des Royaumes de l’Est. A chaque sabot posé sur le sol, ses jambes s’essoufflaient, elles s’affaissaient à chaque claquement.
Je mis ma jument au trot, puis je la fis ralentir. Je marchai alors tranquillement à la recherche d’un coin d’eau où elle aurait pu se reposer et se désaltérer un peu. Je suivais le chemin, et à chaque mètre parcouru, je sentais ma jument faire un plus petit pas, comme si elle ne voulait pas aller plus loin. Peut-être qu’elle aussi sentait alors l’atmosphère terrible qui régnait autour de nous. Nous visitions elle et moi un endroit que nous n’avions jamais vu auparavant.
Autour de nous, le sol était brûlant sous le poids d’un soleil de plomb qui rendait l’air irrespirable. Le sol était d’une couleur oranger comme si la terre était sale et voulait nous rappeler la couleur du sang des valeureux guerriers déjà morts sur ces terres. C’était aride, sec. Le chemin que ma jument suivait était caillouteux, et de nombreux monstres se promenaient autour de nous, prêts à nous attaquer à tout moment. Le peu d’arbres qui restaient, donnaient au paysage désertique une sorte de vivacité et de lugubre présence. Sous l’effet de la chaleur mes yeux voyaient ces arbres bouger et danser, comme s’ils dansaient notre mort à tous.
Ma monture avançait prudemment sur le chemin qui s’offrait devant elle, sursautant au moindre petit cri d’ours ou de chauve-souris. On ne voyait pas grand-chose dans les alentours. Du sable, des monstres et des arbres avides de sang qui avaient semblé m’hypnotiser pour ne pas que je vois l’ours qui s’était jeté sur nous.

Dans un moment de panique je descendis rapidement de ma monture, j’appelai Lazpad, mon serviteur et compagnon à ma rescousse, et moi Läetitiä, en appelai aux ombres afin qu’elles me donnent le pouvoir de tuer cet ours qui semblait rire de tous nos efforts, qui pour lui étaient vains. Un coup de griffe, un coup de dents. Il déchirait ma peau qui était déjà en lambeau, il la mordait comme s’il voulait m’avaler en entier. Mais il ne semblait pas connaitre la force véritable des ombres. Les sorts magiques d’affliction que j’avais appris ne m’étaient pas inutiles, et ils vinrent à bout de ce monstre au bout de quelques minutes. Quelques minutes où il avait quand même eu le temps de me mettre dans un horrible état.
Une fois reposée et soignée, je remontai sur ma monture afin de me localiser. Je demandai à mon serviteur s’il connaissait cet endroit.
- « Nous sommes dans les Maleterres de l’Est, me répondit-il. C’est un endroit particulièrement dangereux, et nombres de villageois de Caer Darrow, un petit village caché y ont été assassinés.
- Très bien, cherchons ce village, renchéris-je.
Il me regarda alors d’un regard terrifié, que ses grandes oreilles qui le rendait encore plus affreux n’arrangeaient pas. Il était petit et ne possédait pas une grande habileté au combat, mais il était quand même utile, dans le sens où son aura bienfaitrice me permettait de me sentir plus forte. Alors c’est lui que j’avais choisi pour être mon compagnon pour cette sortie.
Je demandai à ma jument d’avancer. Quelques pas plus loin, une sensation étrange m’envahit. Une sensation de légèreté. Une impression d’oxygène. Je sentais un peu de vent sur le reste d’épiderme encore vivant qui me restait. Une brise fraiche rafraichissait ma monture qui hennit de bonheur. Je la reconnus aussitôt. C’était une sensation qu’on ne pouvait pas oublier, même dans la mort, tellement elle était merveilleuse. L’air marin. Il y avait alors un lac ou une mer dans les environs.
- Les vents viennent de l’est. C’est donc vers l’est que nous irons.
Je tirai légèrement sur les rênes vers la droite, envahie d’impatience de gouter à une eau paisible, mais aussi remplie de terreur.
Le chemin vers l’est était des plus difficiles. Des montagnes et des hautes collines nous empêchaient de nous rendre le plus directement possible vers l’est. Il nous fallut contourner vers le nord, quand les montagnes se réduisaient un peu. J’entendais à présent les bruits des quelques oiseaux qui avaient survécu à la chaleur étouffante de l’endroit et qui avaient trouvé le point d’eau. Et si l’eau n’y était pas potable ? Et si elle était remplie de monstres qu’il faudrait tuer un à un pour y gouter ? Plongée dans mes pensées, je ne m’aperçus pas que nous étions arrivés devant un camp. Il était rempli de Gnolls. Les gnolls étaient des monstres grotesques et gloutons. Tellement stupides qu’ils obéiraient à la première personne qui leur proposerait à manger. Seuls ils sont inoffensifs, mais quand ils sont plus de dix, ils deviennent dangereux. Et là, je m’étais retrouvée, devant le camp, visible par tous. Au moins une vingtaine de monstres s’étaient retournés vers moi d’un coup. Ils ne bougeaient pas et je pouvais entendre alors le point d’eau et les douces vaguelettes derrières les jeunes collines faces à moi. Il n’était donc plus question de reculer.
Je regardai ma monture et mon diablotin tour à tour, et je leur dis :
- Vous pensez à ce que je pense ? Le lac est juste derrière, vous en avez le courage ?
Lazpad acquiesça d’un signe de tête affirmatif, et ma jument hennit de volonté. Les gnolls commençaient déjà à avancer vers nous.
Ma jument n’attendit même pas mon signal, elle s’élança alors devant elle, dans le tas des monstres putrides et fonça. Je sentais les coups de masses qui atteignaient leur cible et ma jument sentait ceux qui l’avaient loupé. Nous sentions des griffes nous agripper, des dents nous attraper. Mais ma monture ne flancha pas, même quand elle reçut un énorme coup de marteau sur la tête. Elle perdit l’équilibre, trébucha mais repris vite son galop terrible. Au fur et à mesure que nous avancions, les collines se rapprochaient, jusqu’à être sous nos pieds. Lorsque ma jument commença à s’élever sur les hauteurs de ses plaines ardentes, on sentait les gnolls lâcher prise. Une fois arrivés de l’autre côté, il n’y avait plus aucun monstre pour nous gêner.

Ma monture était essoufflée de l’énorme effort qu’elle venait de faire. Je descendis alors, et c’est une fois pieds à terre que je me rendis compte de ce que je lui avais demandé. Ses flancs étaient recouverts de plaies, ses crins avaient été arrachés, et un des ses yeux gravement atteint. Je la regardais silencieusement puis je m’aperçus qu’elle fixait un endroit précis. Je suivis alors son regard puis m’arrêta brusquement, lorsque mes yeux se perdirent dans l’immensité de l’étendue d’eau qui était devant nous.
Des dizaines de kilomètres d’eau, entourés d’un désert aride et tari. J’amenai ma jument se désaltérer au bord et lui lavai ses plaies avec le liquide qui semblait propre et buvable. Je me penchai alors au dessus du lac, et pris une poignée dans mes deux mains.
Je relevai doucement la tête quand une grande ombre avait attiré mon attention dans l’horizon. Je plissai les yeux pour essayer de mieux voir sans succès. Je regardai Lazpad avec un regard interrogatif, qui me répondit avec un haussement d’épaules qui signifiait qu’il ne savait pas.
Je décidai alors d’aller voir par moi-même. Je laissai ma jument près de l’eau, et m’enfonçai dans le liquide qui était bouillant. Je nageais, nageais, nageais. Et plus je nageais, plus l’ombre grossissait. Au bout de quelques mètres, je frôlais alors les terres inconnues que je voyais tellement petites depuis l’autre bord. Je me retournai et vis ma jument tranquillement restée près de la berge. Je fis alors demi-tour, et décidai d’affronter cet endroit totalement inconnu. Cette île était vide, absente de toute vie, qu’elle fût humaine ou pas.
Je marchais alors tranquillement sur un chemin déjà tracé. Dans les alentours, il y avait des maisons. Des constructions qui semblaient avoir été faites manuellement. Il y avait bel et bien eu un peuple sur cette île. Je passais alors sous une grande porte en bois, et sur ma gauche, un panneau attira mon attention. Il était écrit en très mauvais orc, et dans une langue incompréhensible pour moi.
« Les habitants de Caer Darrow vous souhaitent la bienvenue »  
- Caer darrow ! Caer Darrow ! Ce village est maudit maîtresse ! S’il vous plait, ne vous y aventurez pas ! Tous les habitants sont morts ! il est rempli d’une magie maléfique ! Ne les sentez vous pas qui vous épient ? Ces yeux ! Les villageois sont toujours là. Ils regardent chacun de nos mouvements ! - Tais-toi Lazpad et suis moi, tu vas nous faire repérer.
Il se tut, et me suivit en silence en sautillant derrière moi. Le village semblait réellement abandonné. Il était construit sur une légère pente, et était dominé en amont, par un immense manoir qui me donnait la chair de poule. Mais il m’attirait, il avant tant de magie en lui… Je savais qu’il pouvait m’apprendre tant de choses… Je pouvais avoir du pouvoir en entrant dans cette maison.
- N’entrez pas Maîtresse ! n’entrez pas ! cria-t-il de nouveau.
Mais je ne l’entendais plus. J’approchai ma main de la poignée de la porte sur la gauche de la bâtisse et l’y referma alors violemment. Je tirai de toutes mes forces, mais la porte ne s’ouvrit pas. Je m’acharnai alors très violemment dessus, quand j’entendis une voix d’homme derrière moi :
- Hem ! Je peux peut-être vous aider ?
- Comment voulez-vous m’aider ? lui répondis-je sans même me retourner, tentant toujours d’ouvrir la porte.
- Peut-être parce que je suis voleur et que je manie très bien l’art du crochetage. Cette porte est en bois et pèse des centaines de kilos, vous n’arriverez pas à l’ouvrir par la force, dit-il alors en se rapprochant de moi avec un air ironique et moqueur.
- Merci, mais je n’ai pas besoin d’aide.
- Ce n’est pas vraiment ce que vous montrez. Laissez-moi faire, je vous l’ouvre.
Avouant enfin ma défaite contre la porte qui ne s’ouvrait pas, je laissai ma place à l’étranger. Quand je me retournai, je fus d’abord surprise de voir, qu’il s’agissait d’un mort-vivant, lui aussi. Lui aussi avait connu les terribles conséquences d’être revenu à la vie sans aucun souvenir de sa vie d’avant. Je ne me rappelais plus de ma vie d’humaine, et j’étais à la recherche d’indices pouvant me mener sur la voie.
Plongée dans mes pensées, je n’entendis pas le « clic » sonore qui signifiait l’ouverture de la porte et l’étranger me dire que je pouvais entrer.
- Hého ! C’est ouvert, dit-il en faisant de grands gestes des mains.
Je bredouillai un « merci » incompréhensible et je m’avançai dans la demeure.
- Vous savez que c’est plutôt dangereux, pour une dame seule telle que vous et sans défense ! me cria-t-il.
Mais j’étais bornée, et je rentrai alors dans la pièce.
J’en ressortis dix secondes plus tard en courant. Je me tins au mur pour reprendre mon souffle.
- Il… y a … des monstres… là … là dedans !
- Je vous l’avais dit me semble-t-il. C’est dangereux. Je cherche moi-même quelque chose au même endroit, laissez-moi vous accompagner.
Je regardai alors plus attentivement l’étranger. Son visage était plutôt plaisant. Ses yeux étaient profonds et reflétaient la tristesse d’être destiné à ne pas connaitre son passé. La tristesse que tous les morts-vivants sont destinés à avoir à vie. Mais ils reflétaient aussi l’envie de réussir, et l’envie de prouver quelque chose au monde. Je me retrouvais quand je n’étais qu’une jeune démoniste, j’étais pleine de vie et je voulais connaitre le monde entier, battre des hordes de monstres et devenir la plus puissante démoniste jamais connue. Je revoyais ça dans son regard, il n’avait pas perdu cette étincelle que nombre de puissantes classes perdent au fil du temps. Et c’est cette étincelle qui me donna confiance en lui. Seulement, je n’étais guère décidée à lui montrer quelconque gentillesse.
- D’accord venez. Mais ne croyez pas que ça veut dire que je vous aime bien. C’est juste parce que vous allez l’air de connaitre l’endroit.
Il passa devant :
- Suivez le guide !
Il avança et s’arrêta brusquement. Il se retourna :
- Quel impoli ! Je ne me suis même pas présenté ! Je suis Zernod. Et vous… ?
- …n’avez pas besoin de le savoir !
Il me sourit et avança tranquillement.
Je revis alors ce monstre qui m’avait fait fuir tout à l’heure. Ce voleur maîtrisait aussi l’art du camouflage parfaitement. Il se faufila derrière le mort-vivant qui m’avait attaquée, et lui envoya des centaines de coups de dagues. Main droite, main gauche, mais droite, main gauche. Il allait si vite. Je fus impressionnée par sa dextérité, et son talent. Je le regardai faire ses enchainements, dans le dos du monstre qui mourut si rapidement qu’il n’avait eu le temps d’infliger à l’étranger qu’un coup ou deux.
J’avais tellement été absorbée par ce rituel, cette « danse » que faisait l’étranger, que j’en avais oublié de l’aider. Lui l’avait remarqué, et ne se privait pas pour le dire :
- Merci de votre aide !
Je sortis de mes pensées lentement et riposta :
- Oh ça va ! vous vous débrouillez très bien tout seul !
Puis j’avançai devant lui d’un air hautain. Ne regardant pas ce que je faisais, j’étais alors tombée nez à nez, avec un deuxième mort-vivant qui fonça sur moi. Je regardai Zernod et lui dis :
- Je ne crois pas que ça soit sa manière de nous fêter la bienvenue ! De l’aide peut-être ?
- Allez-y je vous regarde, vous avez l’air de vous en sortir seule.
Après cet affront je décidai de montrer au voleur qu’il avait à faire à une démoniste de haut niveau. J’absorbai alors toutes les ombres présentes autour de moi, et les réunis en une puissante boule d’ombre. Je la projetai sur le monstre, et invoquai toutes les afflictions que je connaissais. Puis enfin, le drain de vie me permettait de lui retirer de la vie pour me la transmettre. C’était là toute la puissance des ombres.
Quelques minutes plus tard, le monstre était mort, et je récupérai les quelques pièces qu’il avait sur lui. J’entendis la voix de Zernod derrière moi :
- Alors comme ça vous êtes démoniste huum ! Je n’aime pas vraiment les démonistes. Mais vous êtes jolie, je vais bien vous faire cet honneur, me dit-il.
- Je n’en ai pas besoin de votre honneur ! Je suis très bien toute seule !
Et je continuai. Mais sa voix me disant que j’étais jolie me trottait dans la tête. Je pouvais être jolie moi ? Je suis une mort-vivante ! Je ne peux pas être jolie ! Mais pourtant, lui me trouvait jolie… Alors après tout, peut-être que c’est vrai…
- Au fait…
- Oui ? dit-il tout en continuant à « danser » autour des monstres avec une grande grâce.
- Quel est cet endroit ? Je ne sais rien de lui à part qu’il est dangereux, et qu’il se trouve au milieu du village de Caer Darrow…
- Je vous le dis, madame. Il vaut mieux que vous ne sachiez rien de plus que son nom, et le nom de son propriétaire. Pour votre bien, me répondit-il avec un regard qui se voulait confiant.
- Et quel est son nom alors ? demandai-je
- Il s’agit du manoir de Scholomance. C’est le Sombre Maître Gandling qui le régit. C’est tout ce que vous devez savoir.
- Et que cherchez-vous ici, si l’endroit est tellement dangereux ?
- Le Grand Maître possède quelque chose que je veux, il faut que nous allions le tuer.
Je déglutis nerveusement et demandai :
- Est-il dangereux ?
- Plus dangereux que vous ne pouvez le penser.
Sur ces mots il accéléra le pas. Il ne voulait apparemment pas être plus précis, et cela me convenait parfaitement. Je le suivis donc pendant des heures, dans l’immense manoir. La bâtisse était un vrai labyrinthe, où se trouvaient des monstres plus terribles les uns que les autres. Surtout des morts-vivants qui avaient mal finis, qui avaient céder à la tentation de la puissance et du pouvoir en suivant leur maître et la légion ardente. Tous furent tués par le voleur et moi. Nous allions nos forces afin d’atteindre un but précis, nous avions joint nos forces pour arriver au bout. C’était la première fois que je me sentais aussi bien avec une autre personne de ma race. D’habitude un démoniste qui se respecte, qui est souvent rejeté et isolé des autres classes, vit seul avec ses seuls amis : les démons qu’il a réussi à dompter. Et Zernod lui-même avait dit qu’il n’aimait pas les démonistes, et pourtant il avait dit qu’il m’appréciait. C’était étrange et ça me faisait sourire.
Nous étions à présent dans la dernière salle, et nous n’avions eu jusqu’à présent aucune nouvelle du régisseur du manoir, ni même aucune preuve de son existence. J’avais regardé pendant la plupart du temps, Zernod exécutant sa danse envoutante, délirante… Puis le dernier monstre enfin tué, Zernod se rendit à l’évidence :
- Il n’est apparemment pas là… j’étais pourtant sûr ! C’est lui qui a ce que je recherche, et il n’est pas là ! je suis maudit !
- Vous n’êtes pas maudit.
Le voleur me regarda avec des yeux perçants qui essayaient sans succès de percer la carapace que j’utilisais pour me protéger. Pour me protéger des gens, de leur moquerie, de leur méprise… Mais pas pour me protéger de lui. Par pour me protéger du voleur. Il avait été si gentil avec moi : durant la visite, il m’avait aidée plus d’une fois, alors qu’il aurait pu me laisser mourir seule. J’avais envie d’enlever mon bouclier pour lui. Devant un tel désespoir, je ne pouvais restée de marbre. Ses yeux me transpercèrent alors, et au fur et à mesure que son regard s’engloutissait dans le miens, je le voyais qui souriait, qui se parlait à lui-même. Comme s’il avait compris que je n’étais pas celle que je prétendais être, comme s’il savait qu’au fond d’un corps de démoniste, il y avait aussi un cœur qui éprouvait des sentiments. Un cœur qui s’était réveillé d’un sommeil profond au fur et à mesure que le temps passait avec lui.
Je le voyais cependant essayer de chercher dans mon âme la raison du revirement d’attitude brusque. Comme pour lui donner l’occasion de poser la question, je répétai :
- Non vous n’êtes pas maudit ! On trouvera ce que vous cherchez. On cherchera encore et encore, toute la nuit s’il le faut, mais on trouvera ce fameux Sombre Maître Gandling, pour que vous ayez ce que vous voulez ! On ne peut pas abandonner maintenant. Ce n’est pas dans mon habitude d’abandonner.
- Pourquoi ? me demanda-t-il.
- Parce que ça fait longtemps que vous le cherchez et que…
- Non non ! pas ça ! Pourquoi vous cacher ? Vous savez être gentille et motivante. Pourquoi vous cacher sous une carapace qui ne vous représente pas ?
Je m’assis et regarda par terre. Je répondis alors :
- Le fait d’avoir choisi une voie de démoniste avait une conséquence. Un isolement complet. Les autres classes n’apprécient guère les démonistes. Ils on trop peur de la puissance de l’ombre. Et à force de vivre de méprise, je me suis forgée une carapace qui me protégerait des autres. J’ai essayé de fuir plutôt que d’assumer mes choix et c’est comme ça que je le vis.
- Vous savez que les personnes se cachent de ce dont ils ont peur. Cela fait des générations que la puissance de l’ombre est crainte, car vous connaissez surement l’histoire de cette magie. Et les personnes qui craignent cette puissance, transforment cette crainte en mépris. C’est la force de l’unité. Les autres classes se sont unies pour le mépris d’une seule. Et c’est ça l’honneur de notre chère Horde. Il ne faut pas vous cacher. Soyez fière d’être une maîtresse de l’ombre, soyez fière de maîtriser ce puissant pouvoir. Pouvoir que les autres ne peuvent maîtriser et méprisent.


En écoutant ses paroles, je me disais que lui aussi avait peut-être vécu dans le même état que moi. C’était un voleur qui travaillait tout seul, contrairement aux autres de la même classe.
- Vous avez surement raison. Je me levai. Maintenant allons trouver ce fameux Gandling et faisons lui découvrir l’unité d’un voleur et d’un démoniste.
- Ah ! je préfère que vous parliez comme ça ! Seulement, il n’est pas là. On peut abandonner les recherches pour aujourd’hui.
- Je suis désolée, mais ce n’est pas dans mon habitude d’abandonner.
Je le pris par le bras et le tirai hors de la dernière salle. Elle donnait sur un grand hall avec un étage, un escalier au milieu et six salles réparties sur les deux niveaux. Trois salles en bas, trois salles en haut. La dernière salle visitée était celle qui était sur la droite à l’étage. Nous décidions alors de jeter un coup d’œil en bas.
- Mais ! s’écria Zernod. C’est lui ! c’est Gandling ! là en bas !
Je me penchai à la rambarde, et plissai les yeux. Quand je vis alors la grande silhouette noire s’imposer sur la couleur grise des dalles, je m’écriai :
- Je le vois ! allons lui botter les fesses !
Nous descendîmes les escaliers en courant. Zernod se jeta sur le maître ne lui laissant le temps de rien faire. Gandling appela du renfort, mais personne ne vint à sa rescousse. Les coups de dagues fusèrent, et les ombres avaient décidé de venir à mon secours pour ce combat qui s’annonçait difficile. Il tapait fort et utilisait quelque fois une magie plus maléfique encore que celle que j’utilisais et dont tout le monde avait peur. Je reçus des dizaines de coups quand le monstre décidait de s’en prendre à moi. Mais mon allié tapait tellement rapidement et tellement fort que Gandling se devait de le tuer en premier si lui ne voulait pas mourir avant. Mais c’était trop tard. Zernod et moi éliminâmes le maître de la maison. Une fois mort, le voleur se pencha sur le cadavre de Gandling et en sortit une sorte de capuchon qu’il tendit vers le ciel, en signe de victoire.
- C’est ça ! il l’avait sur lui ! C’est ça que je recherche depuis des années. S’écria-t-il en se jetant dans mes bras.
- Je suis ravie pour vous Zernod, sincèrement.
Il me fit un radieux sourire, et m’accompagna jusque dans le dehors de la maison. Je regardai alors le voleur avec qui j’avais manqué mourir plus d’une fois, et une sensation de tristesse m’envahit. Je ne voulais pas le quitter. Je ne voulais pas qu’il parte loin de moi. J’étais tellement rassurée quand il était là. Je me sentais appréciée, et même… même aimée. Je me décidai alors à lui en parler, mais il alla plus vite que moi :
- Merci ! je vais à présent continuer mon chemin seul. Je vais errer sans but, dans l’espoir que je vous reverrai, puissante démoniste.
- Vous allez donc me quitter comme ça ? répondis-je.
- Je reviendrai de ce côté ci de la carte, madame.
Il s’inclina, tourna les talons et partit en marchant dans le sens opposé de ma position. Je ne voulais pas qu’il parte, je ne voulais pas que le seul homme qui ait réussi à me faire avoir confiance en moi m’abandonne comme ça. Alors je l’interpellai. Il se retourna et m’écouta. J’étais pleine de doutes, ne sachant pas si ça valait vraiment le coup que je lui dise ce que j’avais sur le cœur.
- Läetitiä. Je m’appelle Läetitiä. Merci pour la balade Zernod, je ne vous oublierai pas. Jamais.
Il me regarda toujours avec ce sourire radieux et me répondit en me disant au revoir de sa main :
- Nous sommes faits pour nous recroiser… Läetitiä ! Au revoir ! »
Ainsi il partit. Je dis alors au revoir à un homme que j’avais, et je n’ai pas honte de le dire, réellement aimé.
Je rejoignis ma jument qui n’avait pas bougé, remonta en selle, et errai pendant des jours sur les terres arides et étouffantes des Maleterres de l’Est dans les alentours de Caer Darrow, à la recherche du voleur qui m’avait appris à être fière de ma puissance, et plus important qui m’avait appris que l’amour existait au-delà des apparences.


Sërenity avait les larmes aux yeux. Alors elle a vécu en se sentant appréciée et aimée... Elle ne m'a jamais parlé de ça auparavant... Comme beaucoup de chose après tout ! Je me demande si elle l'a revu plus tard ce fameux voleur... Elle referma alors le journal, prit son arc et demanda à son ami Harold de l'accompagner chasser. Il se leva et se frotta gracieusement contre la jambe de sa maîtresse.
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MessagePosté le: 11/07/2008 19:52:40    Sujet du message: Läetitiä Répondre en citant

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MessagePosté le: 01/09/2008 15:31:50    Sujet du message: Läetitiä Répondre en citant

Arrow L'aventure continue (Le retour de Läetitiä)


Une réprouvée ne peut pas mourir. C’est ce que j’ai appris, à mes dépens. C’est ce que j’ai appris, en me réveillant à nouveau dans mon caveau, après avoir décidé de me laisser mourir. J’ai le souvenir de tout, je me souviens de tout, j’ai à nouveau peur de tout, mes maux coulent à nouveau dans mes veines comme ils coulaient avant. J’ai voulu mourir, de toutes mes forces j’ai souhaité ne plus vivre. Et pourtant, je suis là. Toujours la même, toujours envahie par les ombres, toujours prête à combattre la Légion Ardente. Mais c’était contre ma volonté. Je le sens. Je n’ai jamais voulu être là. Il y a quelque chose que je ne peux pas expliquer, quelque chose qui me fait croire que … l’aventure sera repartie, comme avant.
J’ai enfin compris, en écrivant ces quelques lignes. J’ai compris la raison de mon retour. Non ! les réprouvés ne sont pas immortels. Non ! les démonistes quelques soient leur affiliation avec les ombres, ne sont pas immortels. Si je suis de retour ici, c’est que quelqu’un l’a voulu :
J’ai été ressuscitée.
Qui ? Il n’y a personne aux alentours. Tous ceux qui auraient souhaité mon retour sont morts, ou partis. Tous les frères du Sanctuaire en qui j’avais tellement confiance, m’ont aussi abandonnée. Alors qui ? *signes incompréhensibles sur le papier*

Sërenity posa les rouleaux de parchemin « C’est terminé ? C’est la fin. Il n’y a pas la suite. Pour connaître la suite, il va me falloir enquêter ». La chasseuse, se leva, gratta Harold derrière les oreilles, et partit en direction de la banque des Aldors, son compagnon la suivant comme son ombre.

Flashback : Le retour de Läetitiä
Dans le caveau il faisait sombre, et froid. L’air était particulièrement humide, et il régnait en ces lieux une odeur de chair décomposée. Läetitiä se réveilla comme la première fois, au même endroit, dans la même position. Elle ouvrit les yeux doucement, puis quand elle reconnu l’endroit où elle était, hurla à la mort. Elle bondit sur ses jambes squelettiques, puis monta à toute vitesse les quelques marches qui la séparaient de la surface : Le glas.
Elle était exactement comme quand elle était partie : même robe, mêmes sorts, même puissance. Elle était comme de retour après un long voyage. Elle vérifia dans sa robe, elle n’avait plus son journal, et Lazpad n’était plus là. Elle ne savait pas où il était parti, et se sentait très seule sans lui.
Elle balaya alors le sol de son regard perçant, et y trouva quelques rouleaux de parchemin vierges, des plumes, et un encrier. Elle ne se rappelait pas avoir découvert ces objets la première fois, et se demanda s’ils n’étaient pas là que pour elle. Elle s’assit en tailleur dans un coin, puis commença à écrire quelques lignes.
Au fur et à mesure qu’elle écrivait ces événements, elle comprenait. Elle n’était pas immortelle : elle avait été ressuscitée.
Puis une sensation de chaleur l’envahit. Une chaleur qu’elle avait connue avant. Non ce n’était pas le soleil. C’était comme si elle était heureuse. Comme si elle n’avait jamais quitté ses frères.
« Alors ? ça y’est ? Tu t’es réveillée ? »
Cette voix lui transperça le cœur. Elle laissa ses parchemins à terre, et leva les yeux vers l’entrée du caveau.
« - Zernod ! Vous … vous… êtes là ! Mais. Comment ?
Elle se jeta dans les bras de son amour qu’elle croyait perdu. L’enlaça, puis le regarda dans les yeux, transpercée de son regard qui lui donnait plus d’amour qu’elle n’en avait jamais reçu dans toute une vie.
- Je n’ai jamais quitté le monde d’Azeroth. Quand j’ai su ce qui vous était arrivé, je m’en voulais. Alors j’ai tenté pendant des jours et des jours de vous ramener. Mais en vain. J’étais désespéré quand un miracle est apparu.
- Qu’est-ce ?
- Khalrog.
Läetitiä n’arrivait pas à le croire. Mais Zernod reprit :
- Il est dehors, il vous attend.
Läetitiä monta les marches deux par deux, et chercha son ami Khalrog du regard. Elle s’arrêta sur une forme abstraite loin. Elle n’était pas sûre d’elle, mais quand la silhouette se retourna pour laisser place au visage d’un chaman paisible, serein et cicatrisé par les combats, son cœur battait la chamade. Elle se précipita alors dans ses bras, pour lui dire qu’il lui avait manqué. Il lui susurra à l’oreille que l’aventure n’était pas terminée.

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MessagePosté le: 23/07/2017 08:41:18    Sujet du message: Läetitiä

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